Au fil des jours

Mercredi 21 mars 2007

C’est aujourd’hui le 21 mars. Malgré la grisaille et les bour­rasques, le printemps est officiellement de retour, et avec lui le renouvellement du monde alentour.

Une date adéquate pour faire naître un blog, non ?

Par Gaël
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Dimanche 25 mars 2007

Je n’aime pas le dimanche.

C’est bizarre. Beaucoup de gens attendent ce jour syno­nyme de détente, de loisirs et de repos. Mais moi, je n’aime pas le dimanche. Même lorsqu’il n’est pas tout à fait morne.

Tenez, aujourd’hui, par exemple : messe le matin, déjeu­ner un peu plus long que pendant la semaine, puis cinéma l’après-midi. Ce n’est pas un tout petit dimanche de rien du tout, quand même. Mais rien n’y fait : je ne me sens pas tout à fait à l’aise. C’est comme s’il flottait dans l’air quelque chose d’indéfinissable, un je ne sais quoi qui empêche­rait de se réjouir tout à fait, un bémol qui ne permettrait pas d’être pleinement insouciant.

J’en parlais un jour avec un ami, qui éprouvait le même sentiment que moi et l’expliquait par ses souvenirs d’école. Je crois qu’il avait raison : si le samedi est le lendemain du vendredi, le dimanche est la veille du lundi (j’espère que vous remarquerez la subtilité de cette remarque !). Il a un parfum de devoirs à terminer et de cartable à boucler. Ainsi l’ombre des classes poussiéreuses mord-elle traîtreusement sur ce jour que l’on dit pourtant réservé à la sérénité et aux réjouissances. Le dimanche est donc, pour moi, toujours en sursis : lorsqu’il naît, il n’existe déjà plus tout à fait. D’où cette impression, plus forte qu’à n’importe quel autre moment de la semaine, du temps qui passe et que l’on ne peut retenir, car il se dérobe à nous dans une fuite éperdue en avant. D’où ce sentiment de sourde nostalgie qui rôde clandestinement — car elle ne déclare pas sa présence mais nous affecte quand même sans le dire.

Il est, heureusement, des dimanches où les événements heureux prennent le pas sur tout murmure de regret. Ils ne sont pas fréquents — ce qui les rend peut-être plus précieux.

Cela dit, je vous souhaite quand même un excellent dimanche, à vous qui vivez ce jour comme moi, ou qui, au contraire, profitez de cette fin de semaine pour goûter pleinement aux joies que la vie vous apporte.

Par Gaël
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Lundi 26 mars 2007

Aujourd’hui, c’est le printemps. « N’importe quoi ! », me direz-vous — et vous aurez raison, car cela fait cinq jours que le printemps est là. Oui, mais il ne s’était pas vraiment déclaré jusqu’à présent. Au contraire, il était rentré avec l’hiver dans une sorte de « drôle de guerre » au cours de laquelle chacun restait sur ses positions : des températures fluctuantes, un petit vent frisquet, un ciel grimaçant créaient une sorte de no man’s land météorologique qui n’appartenait de plein droit ni à la rigueur hivernale, ni à la douceur printanière.

Aujourd’hui, c’est le premier jour où le printemps prend vraiment l’avantage. Il est encore un peu timide, mais l’on voit clairement qu’il n’est pas prêt à se laisser rattraper par un hiver qui semble désormais — mais on ne peut jamais en être certain — avoir perdu la partie.

Ce sont des jours curieux que ceux qui président à l’ouverture de la saison nouvelle. Semblables aux pages qui ouvrent un roman, ils installent une atmosphère qui se précisera au fil du temps et posent les prémices d’une his­toire qui reste à dérouler. Ils peuvent enthousiasmer, rebuter ou éveiller la curiosité. Ils sont parfois porteurs d’une sourde angoisse devant l’inconnu qui s’annonce. Mais la caresse toute neuve de la brise et les murmures de la vie qui s’éveille se chargent de tenir celle-ci à sa place, celle d’un faire-valoir prié de ne pas éclipser les promesses de la vie à venir.

Par Gaël
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Mercredi 28 mars 2007

Il n’est déjà plus très tôt, je suis fatigué et n’ai guère d’inspi­ration ce soir. Je crois que je ferais mieux d’aller me coucher.

D’accord, ce n’est pas très courageux, mais j’essayerai de faire mieux demain, promis (ou presque) !

Par Gaël
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Lundi 2 avril 2007

Dans quelques minutes, ce sera mardi, et j’aurai laissé passer le billet d’aujourd’hui. La soirée a été plus remplie que prévu et je n’ai malheureusement pas eu le temps de terminer le texte que j’avais commencé. Aussi, plutôt que de le boucler dans la précipitation, je préfère le remettre à demain.

Par Gaël
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Mardi 10 avril 2007

J’aurais des tas de choses à vous dire, mais, une fois de plus, il est trop tard pour commencer aujourd’hui. J’espère avoir un peu de temps demain pour écrire un post un peu plus dense…

Par Gaël
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Lundi 16 avril 2007

En passant dans le corridor, j’ai aperçu par la fenêtre une vieille dame du quartier. Elle promenait son chien, marchant du pas lent et décidé de ceux qui ont le temps et ne veulent pas le perdre.

Tous les jours, elle monte la rue puis la descend, d’un air absorbé, avec au coin du regard un sourire qui s’éclaire lorsqu’on la salue.

Aujourd’hui, en plus du chien qu’elle menait en laisse, elle tenait dans les bras un chat gris qu’elle caressait du pouce. Ainsi ce petit bout de femme, toute menue, se faisait-elle doublement protectrice.

La fragilité a parfois de ces ruses qui lui font puiser un peu de force dans une faiblesse plus chétive qu’elle. Et cette improbable alliance a de quoi émouvoir, par ce qu’elle dévoile du besoin, tellement humain, de partager une tendresse qu’il n’est pas possible de conserver pour soi.

Par Gaël
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Mardi 17 avril 2007

« Gaël ?

— Oui ?…

— Le post d’aujourd’hui ?

— Je sais, je ne suis pas en avance…

— En panne d’inspiration ?

— Non, j’ai plein de choses à dire, mais il me manque le déclic.

— Alors ?

— Alors, rien. Ce sera pour demain, peut-être.

— Rien, vraiment ?

— Allez, ceci quand même, mais ce n’est pas grand-chose : c’est aujourd’hui la Saint-Anicet, ça me fait penser à Aragon et ce n’est pas vraiment un bon souvenir.

— C’est un peu court !…

— N’est-ce pas ? Je vous avais prévenu… Mais je crois que ça ira mieux demain. »

Par Gaël
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Vendredi 20 avril 2007

Cela fait un mois déjà que je tiens ce blog. Oh, je sais qu’il n’y a pas de quoi pavoiser, lorsque certains blogueurs écrivent quotidiennement, depuis deux ou trois ans, des articles fouillés et intelligents. Ici, rien d’autre que des notules. Ni analyses pénétrantes, ni réflexions approfondies. Seulement de petits billets rédigés au fil du temps.

À vrai dire, ouvrir un blog représentait pour moi un défi. Celui de prendre le risque de me livrer. Autrefois — il n’y a pas si longtemps — je n’aurais pas réussi à le faire. Il y a un mois, cela ne m’a plus paru si difficile. Au contraire même, j’ai senti qu’il était essentiel que je franchisse le pas, malgré les quelques craintes qui demeuraient.

Depuis, je n’ai pas regretté ce choix. Les billets (presque) quotidiens m’ont permis d’exprimer, au milieu de banalités, quelques réflexions qui me tenaient vraiment à cœur. Main­tenant qu’est atteinte l’échéance du premier mois, je m’accorderai sans doute un peu plus de liberté : je ne me forcerai peut-être plus à poster si je n’ai rien de particulier à écrire — mais je tenterai toutefois de tenir ce blog à jour, plusieurs fois par semaine en tout cas.

Bien que les statistiques fournies par Overblog soient très succinctes, je suis heureux de compter quelques lecteurs chaque jour (entre dix et vingt environ ces derniers temps). Ce n’est pas mirobolant, mais, pour un début, je ne suis pas mécontent, d’autant plus que ce blog n’est pas encore très bien référencé. Parmi ces visiteurs, y en a-t-il quelques-uns qui reviennent régulièrement ? Malheureusement, je n’en sais rien, et ne puis que l’espérer.

Si j’avais un souhait à formuler, ce serait d’avoir le plaisir de vous lire un peu plus souvent. Loin de moi l’idée de cri­tiquer mes lecteurs : mon tout premier message comme visi­teur d’un blog date d’il y a un mois, c’est vous dire si je n’ai pas à blâmer qui que ce soit de rester muet ! Je vous dirai simplement, si vous le permettez, que je serais heureux que, comme Dominique dimanche et Furyo aujourd’hui, vous réa­gissiez de temps à autre, même brièvement, que vous parta­giez votre avis, vos réflexions, votre expérience. N’hésitez pas à commenter même des articles anciens, qui pourront ainsi trouver grâce à vous une nouvelle jeunesse. L’un des atouts d’internet est de proposer un espace de dialogue et de créer du lien. Il serait dommage de s’en priver…

À bientôt sur ce blog, donc — si vous le souhaitez, bien sûr !

Par Gaël
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Mardi 24 avril 2007

Cette semaine, ce blog portera particulièrement bien son nom : les notes ne seront vraiment que des notules, de petits billets glissés à la hâte.

Non que je n’aie pas envie d’être plus long, mais les jours à venir seront vraiment très remplis, avec notamment — et sur­tout — une échéance professionnelle majeure (la plus importante symboliquement en près de dix ans).

Le stress n’est pas encore là ; il se présentera sûrement, mais je crois qu’il sera mêlé d’émotion, voire d’une certaine impatience. En attendant, il faut se préparer sérieusement, mais, si possible, sans fébrilité.

Je vous raconterai…

Par Gaël
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