Nous sommes assez occupés pour l’instant, Jonas parce que son semestre est très chargé en cours, séminaires et travaux variés, moi parce que j’éponge lentement un retard de plusieurs mois. Nous
nous montrons donc parfois peu prévoyants.
C’était le cas il y a quelques jours, lorsque nous nous sommes aperçus que nous n’avions rien réservé pour la Saint-Valentin. Entendons-nous bien : les mièvreries dégoulinantes de cette fête rose
et sucrée auraient tendance à nous rebuter, mais c’était l’occasion d’une sortie qui nous aurait permis de rompre avec notre rythme actuel. Bref, vendredi soir, j’appelle un restaurant de la
vieille ville, à deux pas de chez nous. Tout était complet pour le lendemain. Qu’à cela ne tienne, nous en essayerions d’autres. À chaque fois, la même réponse : plus aucune place pour le samedi
soir, même dans des endroits chics et chers (moi qui croyais que la crise poussait les gens à revoir leur train de vie…).
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur (enfin, « bon cœur », c’est vite dit…), nous avons décidé de louer quelques films, histoire de nous détendre malgré tout. Au programme pour le
week-end : William Shakespeare’s Romeo + Juliet (Baz Luhrmann, 1996 — très grand public américain, mais regardable quand même) samedi soir, C.R.A.Z.Y.
(Jean-Marc Vallée, 2005 — une très bonne surprise) dimanche après-midi, Le Roi danse (Gérard Corbiau, 2000) et Le Hussard sur le toit (Jean-Paul Rappeneau, 1995), que j’avais
vus lors de leur sortie, dimanche soir.
Quant au restaurant, nous nous rattraperons pour l’anniversaire de Jonas, échappant du même coup aux vendeurs de roses, aux cœurs en sucre d’orge et aux roucoulements langoureux.
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