Lundi 13 août 2007 1 13 /08 /Août /2007 17:48

Hier après-midi, sur France 3, un « tout petit rat de l’’opéra » racontait ce souvenir d’’école : « Dans la cour de récréation, t’’avais même pas la place pour faire un pas de bourrée. Tout était pour le foot ! »

Elle est parfois précoce, l’’expérience de la minorité……

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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 16:11

Commentant le post « Pourquoi la littérature ? », Mon­sieur Népomucène citait Philip Roth. Un peu plus tard, Jseb disait tout le bien qu’il pensait de cet auteur.

Je dois avouer que je ne connais Roth que de nom. Mais comme je suis — parfois — de bonne volonté (et intéressé par la littérature, aussi, comme l’avez remarqué), j’ai glané sur le web quelques informations qui me permettraient d’en apprendre un peu plus à son sujet, en attendant de le lire un jour.

Au cours de cette brève recherche, je suis tombé sur une interview de Roth par Pierre Assouline, publiée par Lire. Au cours de cet entretien, l’auteur évoque notamment la société américaine et son très faible nombre de vrais lecteurs (une notion qu’il faudrait définir précisément — mais ce n’est pas le sujet ici). « Nos fameux 100.000 lecteurs, qui sont certai­nement beaucoup moins, sont comme des gorilles dans la montagne. C’est un groupe de combat. Écrivains et lecteurs sont un groupuscule de guérilleros », estime-t-il. Et lorsque Assouline lui demande comment il le sait, il répond : «  Parce que j’habite ici et que je vois bien que nul n’introduit jamais la littérature dans le discours national pour comprendre ou analyser quoi que ce soit. »

Ce sort réservé à la littérature outre-Atlantique n’est-il pas proche, d’une certaine façon, de celui qu’elle connaît chez nous ? Bien sûr, la France ne la délaisse pas tout à fait. Elle sait que, comme les châteaux de la Loire, les vins de Bordeaux et les cabarets parisiens, elle fait partie de son image de marque. Plus noblement, elle y demeure attachée comme à un ancien amour avec lequel on aurait réussi à rester ami. Mais, à l’exception notable de certains artistes ou intellectuels, elle ne s’en inspire guère pour réfléchir aux questions qui animent la Cité.

Pourtant, certains secteurs des sciences humaines sont régulièrement courtisés, en particulier par les médias. Les historiens sont ainsi invités à éclairer le présent des lumières du passé, les sociologues à décrypter les méandres des sociétés contemporaines, les philosophes à faire un peu de tout (et parfois très bien, cela va sans dire).

Et les littéraires ? Mais, ma bonne dame, vous n’y pensez pas ! Ils ont déjà des émissions qui leur sont réservées, à l’heure où les chouettes s’ébrouent. Ils parlent entre eux de sujets qui les amusent, et c’est très bien ainsi.

Très bien ainsi ? Je ne crois pas, non. En effet, si l’His­toire — la « grande », celle à laquelle on accorde une majus­cule — donne à penser, les histoires peuvent elles aussi, à leur manière, nous enseigner le monde. Car « la littérature nous affranchit de nos façons convenues de penser la vie — la nôtre et celle des autres —, elle ruine la bonne conscience et la mauvaise foi. Constitutivement oppositionnelle ou para­doxale […], elle résiste à la bêtise non pas violemment, mais de façon subtile et entêtée. Son pouvoir émancipateur reste intact, qui nous conduira parfois à vouloir renverser les idoles et changer le monde, mais le plus souvent nous rendra simplement plus sensibles et plus sages, soit, en un mot, meilleurs » (Antoine Compagnon, La Littérature, pour quoi faire ?). Il serait donc important — et, dans une certaine mesure, salutaire — qu’elle inspire vraiment les débats de société.

Mais il faudrait sans doute, pour cela, que ceux qui nous gouvernent soient des lecteurs avertis, et pas seulement des technocrates ou des vedettes.

Et aussi que certains littéraires — auteurs ou critiques — cessent de s’adonner à un formalisme outrancier qui, à force de gloser sur le signifiant, se trouve incapable de signifier.

Publié dans : Au gré des mots
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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 23:17

« […] la théorie analytique est un formidable outil de com­préhension de la sexualité humaine dans toute son étendue. À la condition qu’elle reste en lien avec l’observation clinique et qu’elle ne se confonde pas avec la morale. » (Stéphane Clerget, Comment devient-on homo ou hétéro ?)

Publié dans : Au gré des mots
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